Accord « Sécurisation professionnelle »…..

Les sacrifices demandés aux salariés

 A – Rendre le CDI précaire

C’est une nouvelle phase dans la flexibilité en jouant sur le type de contrat et le temps de travail.

 • Le CDII (contrat à durée indéterminée intermittent art 20) : cela existe aujourd’hui dans quelques secteurs. Le Medef veut le généraliser dans toutes les entreprises de moins de cinquante salariés. Il s’agirait tout simplement d’un temps partiel annualisé ; les salariés pourraient alterner périodes travaillées et non travaillées avec une rémunération « lissée » sur l’année : comment payer quatre mois de travail en douze fois ! Grosse différence avec un CDD de la même durée : les périodes non travaillées n’ouvriraient pas droit aux allocations chômage, et commec’est un CDI, pas de prime de précarité.

 • Contrat de projet à durée indéterminée (art 21). Là aussi, ce type de contrat existe déjà dans certains secteurs, ce sont « les contrats de chantiers ». Le Medef veut les généraliser à toutes les activités. Sous réserve d’un accord de branche, les salariés seraient embauchés pour un projet et licenciés dès la réalisation de celui-ci. On imagine que ce contrat deviendrait vite la règle dans beaucoup de branches, au vu des méthodes d’organisation du travail actuelles, où le travail en « projets »se généralise. Certes, les salariés seraient en CDI, mais sans sécurité. Le salarié saurait que son emploi est lié à la réalisation du projet, mais il ne saurait pas quand il va finir ; Comment organiser sa vie dans ces conditions ? Lire la suite

Elections C.A SNCF

VICTOIRE DE LA CGT! (06/02/2013)
L’élection des représentants salariés au Conseil d’Administration de la SNCF s’est tenue hier mardi 05 février 2013. La CGT obtient 40% des suffrages soit trois sièges sur six. La CGT est confortée à sa place de première organisation syndicale dans l’entreprise. Ce résultat est à apprécier au regard des évolutions importantes intervenues dans l’entreprise depuis 5 ans (date des dernières élections CA), traduites par de multiples réorganisations/restructurations touchant le périmètre et la consistance des établissements, le renouvellement conséquent du corps électoral à la SNCF, la diminution des effectifs de plus de 10 000 cheminots depuis 2008. Autre facteur important, l’ouverture du vote aux salariés des filiales du groupe, s’élevant à 32 000 contre 5 000 au précédent scrutin. Lire la suite