L’après Municipales ? La lutte plus que jamais nécessaire…

Sur le département du Rhône, la gauche perd un certain nombre de ville notamment St Fons, St- Priest,  Grigny, Pierre Bénite etc. L’abstention est assez massive dans la majorité des villes et l’on voit une poussée du Front National y compris sur Lyon 8ème.

Ce résultat semblait prévisible, et notre Organisation Syndicale CGT a souvent interpellé les Partis Politique sur le manque d‘écoute et de prise en compte des revendications des salariés que ce soit au niveau local ou au niveau National.

Deux entreprises historiques du 7ème arrondissement Nexans (ex Cables de Lyon) et SITL-Fagor Brandt (ex CIAPEM Brant) sont menacés de fermeture soit respectivement 250 emplois et 450 emplois en passe de suppression auxquels il faut rajouter environ plus de 1000 emplois induits pour les deux entreprises.

Dans ces deux cas, les salariés avec leurs organisations syndicales sont intervenus à tous les niveaux : Mairie de Lyon, Grand Lyon, Région et Etat pour demander de l’aide pour conserver le savoir faire et l’industrie sur Lyon. On ne peut pas dire que les élus Politique ont été d’une grande efficacité mais au contre plie l’échine devant les grands groupes.

Non seulement, il n’y a pas eu d’écoute mais en plus ils n’ont pas voulu entendre les Organisations Syndicales et notamment la CGT, par contre le MEDEF a été beaucoup entendu, on pourrait même penser qu’il est au pouvoir.

Un constat sur la Ville de Lyon, si on regarde les listes du PS et de l’UMP, on s’aperçoit qu’une majorité de prétendants à l’élection représente l’oligarchie Lyonnaise, donc une certaine « élite ». Le Peuple y est très peu représenté.

Aujourd’hui sur Lyon, l’oligarchie est au pouvoir dans une majorité d’arrondissement.

Au niveau National la gauche perd 190 villes, le pouvoir nous dit avoir entendu le message et pour cela remanie le gouvernement et met en place « un gouvernement resserré et de combat ».

Oui resserré certes mais de combat contre qui ? Et bien encore une fois contre les salariés, 30 milliards de cadeaux supplémentaires aux patrons sans contre partie en matière d’embauche, ces 30 milliards s’ajoutent aux 230 milliards d’aide que reçoit le patronat depuis plusieurs années.

Qui va payer ? Les salariés encore une fois vont casquer par le biais de la Protection Sociale à laquelle le gouvernement va s’attaquer rapidement.

Depuis que le temps que le Patronat reçoit des aides, il n’a jamais créé d’emplois mais au contraire les aides lui ont servi à en supprimer.

Cela Suffit ! Il faut non seulement que l’on soit écouté mais aussi entendu ! L’histoire nous a appris que seul un mouvement social avec arrêt de la production comme en 1936, en 1968 peut obliger Gouvernement et Patronat à satisfaire les revendications des salariés.

Il est temps aujourd’hui de construire ce mouvement social entreprise par entreprise.

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