Le 30 Mars grande journée nationale de mobilisation et d’action des retraités !!!!

 

MANIFESTATION  JEUDI 30 MARS à PARTIR DE 14H,

« JET D’EAU »  Avenue BERTHELOT

Le pouvoir d’achat des retraités n’a cessé de se détériorer depuis des années. On peut l’estimer à 20% de perte en 20 ans.
Beaucoup de promesses ont été faites, mais elles n’ont jamais été tenues. Au contraire, après les reports successifs des augmentations des pensions du 1er janvier, au 1er octobre, elles ont été bloquées depuis maintenant quatre ans, et comme cela ne suffisait pas :
Ils ont mis en place la « CASA », contribution devant servir à financer la perte d’autonomie, mais qui, à ce jour, n’a servi qu’à boucher les trous de certains déficits (minimum vieillesse par exemple)arton1065-cb80e
Ils ont supprimé la demi-part réservée aux veuves et veufs ayant élevé un enfant, et fiscalisé de 10% les pensions pour les personnes ayant élevé au moins trois enfants.
Les emplois supprimés dans la fonction publique hospitalière, les milliers de lits fermés, sont les causes d’une course à la rentabilité qui est inacceptable, c’est la continuité dans la casse de la sécurité sociale.
Cette gestion a pour effet, qu’un grand nombre de personnes âgées sont décédées de la grippe cet hiver…. c’est intolérable, d’autant plus que le danger était connu. Ça montre les conséquences de la politique de casse du service public hospitalier, qui est dans l’incapacité de répondre à une banale épidémie de grippe.
De plus pour trop de retraités le logement constitue une dépense de plus en plus importante, que l’on soit propriétaires ou locataires. Avec la loi de financement de 2016, c’est l’ensemble du patrimoine qui est pris en compte pour les bénéficiaires de l’APL.
Le 30 Mars, JE MANIFESTE !!!!!1583664_7_bc46_une-manifestation-de-retraites-en-octobre_e22b96ea6fa1212c3fb989e5424f272d
Pour la CGT retraités du Rhône, que ce soit sur le pouvoir d’achat, la santé et la protection sociale, les services publics, il y a urgence à faire connaitre nos exigences revendicatives.

Avec la CGT retraités, exigeons tout de suite :
Une augmentation des retraites et pensions de 300 € pour rattraper des dizaines d’années de retard.

Le retour à l’augmentation des retraites sur l’évolution des salaires (et non sur le pseudo
indice des prix) au 1er Janvier de chaque année.

L’arrêt des exonérations de cotisations imposées par l’état et non compensées par lui.
Une présence syndicale dans tous les lieux où se discute la situation des retraités.

Exigeons pour la protection sociale :
De taxer les revenus financiers au même taux que les revenus du travail.
Pénaliser les entreprises qui usent et abusent des contrats précaires….
Taxer les stocks options, intéressement et participation……pour le 10-09-2013-7-

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EHPAD Marius Bertrand Lyon 4ème : la lutte continue…

Ils ne pensent qu’aux sous, on ne pense qu’aux soins ! Rassemblement mercredi 29 mars à 15h30 devant la mairie du 4ème

Depuis déjà plus 4 semaines, l’Ehpad Marius Bertrand est en grève.

Leurs revendications sont légitimes, le travail en flux tendu fait de leur vie au travail un temps éprouvant autant physiquement que moralement.

Le fait de travailler en Ehpad est une vocation, travailler avec les personnes dépendantes ne peux pas se faire comme un simple gagne pain. On ne s’engage pas dans des métiers aussi spécifiques sans avoir chevillé au coeur le respect des gens et l’amour des êtres humains.20170322_114559

A une époque où les politiciens ne sont que des comptables et n’ont que le déficit à la bouche, il est bon d’écouter ce que nous disent celles et ceux qui sont au plus près des autres citoyens, ceux qui travaillent dans le service public de proximité. Quand une aide-soignante de l’Ehpad nous confie : « on a 15 mn par toilette, 45 mn pour coucher 20 résidents, on ne leur brosse même plus les dents, on n’est plus dans la bientraitance, ni dans la bienveillance ! »

Telle est la réalité de nombreux Ehpad public aujourd’hui, et on ne réclame pas ici d’obtenir un emploi fictif, des robes gratuites de chez Vuitton, ni des cadeaux. Les agents de la ville de Lyon qui travaillent à l’Ehpad Marius 20170322_114545Bertrand ne souhaitent qu’une chose, qu’on leur donne les moyens de faire leur travail correctement et dans le respect de la personne humaine.

Et tous les beaux discours des Hommes et des Femmes politiques qui appliquent et approuvent les politiques de déstructuration de la fonction public qu’ils se réclament de droite, du centre, de gauche ou pire de nulle part ne peuvent être acceptés ni entendus, au nom du bien être des résidents et des agents.

Les agents revendiquent :HER_5672

Des créations de postes :

-1 poste d’infirmière

-4 auxiliaires de soins

-1 agent d’entretien

Les remplacements de toutes les absences à 100% dès le 1er jour :

-Des infirmières, des auxiliaires de soins, des agents d’entretien des auxiliaires de vies et des agents de cuisine.

20170322_120408Les agents refusent d’être dans une posture d’économie financière imposée par la direction à l’initiative des élus qui ont pour objectif de faire des économies sur le dos des usagers et des agents, en dégradant ainsi le service.

Donner aux établissements les moyens de fonctionner, c’est permettre aux anciens de vivre et vieillir dans la décence, et aux personnels de travailler dans la dignité.

Luttons afin que les maisons de retraite soient des lieux de vie où les salariés seront heureux de remplir leurs missions auprès de nos aînés !

Elections présidentielles

Déclaration de la CGT

vendredi 24 mars 2017

La CGT vote pour le progrès social

A l’approche des élections présidentielles, la CGT souhaite continuer de porter des exigences économiques, sociales et environnementales durant cette campagne. C’est plus que jamais l’enjeu de la période et l’exigence des salariés, des retraités, des privés d’emploi et de la jeunesse. Cette campagne électorale s’éloigne trop régulièrement de ces attentes et des vrais problèmes, minée par des affaires ou des débats bien loin du quotidien et de la réalité du monde du travail.

Nous nous félicitons que les luttes de centaines de milliers de salariés, permettent qu’aujourd’hui, les questions du travail, de la précarité, de la protection sociale, de l’égalité femmes-hommes, des salaires, de l’industrie, des services publics, et de paix trouvent une place dans le débat public. Elles doivent s’imposer dans cette campagne politique.

Depuis plusieurs mois, la CGT porte des propositions alternatives économiques et sociales en adéquation avec les exigences, les possibilités de notre époque et les aspirations des travailleurs, retraités, privés d’emplois.
Elle porte au cœur de sa démarche, la question du travail. Derrière ce mot, nous parlons de son organisation, du paiement des qualifications et de l’expérience, de la formation initiale et continue, des souffrances qu’il peut générer sur la santé.

Il est insupportable que certains perdent leur vie au travail, pendant que d’autres la perdent parce qu’ils n’en n’ont pas.

C’est pourquoi, nous revendiquons notamment une augmentation des salaires et des pensions avec, comme référence, le SMIC à 1800 euros, une réduction du temps de travail avec, comme référence, une durée de 32 heures hebdomadaire, un nouveau statut du travail et une sécurité sociale professionnelle, une protection sociale de haut niveau, des moyens supplémentaires pour les services publics, comme par exemple la santé, la culture et l’éducation, et la construction d’une véritable Europe sociale.

Nous nous félicitons que, pour une part, ces propositions soient reprises par certains candidats.

Dans un pays où les 40 plus grandes entreprises viennent de dégager 75 milliards d’euros de bénéfices et de verser à leurs actionnaires près de 500 milliards en 10 ans, les moyens existent.

Nous alertons le monde du travail contre ceux, à l’extrême droite, dont le FN est l’un des porte-drapeaux, qui prônent la division des travailleurs du fait de leur origine, leur statut ou leur situation sociale. Diviser pour mieux régner, c’est un vieux dicton toujours d’actualité aux yeux de certains. C’est aussi une façon de ménager et de servir les véritables responsables de la crise qui continuent de s’enrichir de façon insolente. Alors qu’au contraire les salariés ont besoin d’être unis.

Ceux qui veulent faire porter au syndicalisme la responsabilité des problèmes de notre pays, jouent à un jeu dangereux. Restreindre le rôle et la place du syndicalisme en imposant de nouvelles règles de démocratie sociale, en favorisant la création de pseudo syndicats ou d’associations pour accompagner les décisions patronales ou gouvernementales, ce n’est pas un signe de modernité et cela dessert l’intérêt des salariés.

Il faut d’abord renforcer le rôle et la place des syndicats en faisant respecter une liberté essentielle, le droit de se syndiquer, de militer et de revendiquer sans peur des représailles.

La liberté syndicale fait partie des droits fondamentaux.

Voter est un droit dont beaucoup de citoyens dans le monde, sont privés. C’est la marque de la démocratie, les travailleurs doivent s’en saisir. Les exigences et les choix du peuple doivent être respectés avant, pendant et après les élections. Les salariés doivent être entendus lorsqu’ils se mobilisent, lorsqu’ils revendiquent et qu’ils proposent des alternatives.

Nous refusons d’avoir le choix entre le pire et le moins pire. Nous voulons le meilleur.

Montreuil, le 24 mars 2017