Contre la gestion capitaliste du logement social ! Pour un vrai service public du logement !

Le logement est un point central dans la vie des travailleurs, les gouvernements successifs ne cessent de faire payer aux chômeurs et les classes populaires le coût de leurs réformes !

Privé d’emploi, privé de logement

Depuis 40 ans, le logement social est ancré dans des logiques capitalistes via des critères propres au monde de l’entreprise. Sensé être un moyen de loger les ménages qui n’ont pas des ressources suffisantes pour accéder à un logement dans le parc privé, le parc social n’a aujourd’hui de social que le nom !

Il existe 3 catégories de logements sociaux correspondant aux plafonds de ressources des ménages : PLUS, PLS, et PLAI, où PLAI destiné aux plus démunis. Les bailleurs disent construire des logements sociaux, en fait, ils construisent surtout des logements destinés aux couches moyennes et non aux travailleurs précaires et chômeurs. Alors que 75% des demandeurs de logements sociaux sont dans les plafonds de ressources PLAI et seulement 4% dans le PLS…

mal logement

Les bailleurs sociaux veulent favoriser la mixité sociale, mais derrière ce terme, adoré par tous les politiciens et les technocrates, on trouve des réalités plus perverses. Ainsi, la mixité sociale permet aux bailleurs sociaux d’expulser indirectement les milieux ouvriers populaires !

Les bailleurs sociaux utilisent la mixité sociale et la question écologique pour créer une nouvelle attaque contre les chômeurs et travailleurs précaires ! Sous couvert d’améliorer l’étiquette énergétique des résidences, les bailleurs imputent à leurs locataires des augmentations de loyer qui vont parfois jusqu’à plus de 60€ par mois ! Ils les justifient par de nouvelles technologies, pourtant, les locataires ne devraient pas avoir à payer des frais supplémentaires pour des rénovations nécessaires à leur bien-être ! De plus, on voit se multiplier l’utilisation de pratiques illégales de la part des bailleurs sociaux, comme le porte à porte auprès des locataires pour les obliger à signer les futures augmentations de loyer suite à ces réhabilitations…

Nous voulons des rénovations sans augmentation de charges, ni de loyer pour vivre dignement.

Chômeurs et travailleurs précaires expulsés par tous les moyens !

Les bailleurs privés n’acceptent pas les travailleurs ne pouvant justifier d’un salaire ou d’un contrat stable ainsi que de garants, caution etc. Obligé de se rabattre sur le parc social, c’est un nouveau calvaire qui commence !

Pour nous, l’attente d’un an minimum (pour les plus chanceux) et deux ans en moyenne pour les autres avant d’y accéder, et encore pas toujours là où nous le désirons. En attendant, nous devons nous loger par nos propres moyens. On nous éloigne des centres villes et on en paye les frais : coût des transports en commun ou de l’essence, plus d’une heure de trajet pour se rendre sur son lieu de travail, éloignement des services publics etc.

De plus, même lorsque nous sommes dans un logement privé les propriétaires véreux se gavent sur notre dos en nous octroyant des augmentations de loyer arbitraires ou en nous louant des logements indécents pour des prix faramineux ! Ignorant les législations et isolés, les précaires et privés d’emploi sont les premiers à subir ces pratiques frauduleuses…

Les loyers impayés explosent à cause du matraquage social du gouvernement. En 2015, les forces de l’ordre ont procédés à 15 000 expulsions, 24% de plus qu’en 2014 ! En plus, 127 000 personnes ont été expulsées sur décision judiciaire. Ces politiques ont de graves conséquences sur la vie et la dignité des travailleurs en France. Personne ne choisit d’être au chômage et personne ne choisit de ne pas payer son loyer !

Nous voulons la fin des expulsions locatives pour raisons économiques et une vraie application du droit au logement opposable (DALO) !

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