Nouvelle convention d’assurance chômage : Macron et le patronat attaquent nos droits, organisons la riposte !

A l’origine, le but de l’assurance chômage était d’assurer à tous les privés d’emploi un revenu de remplacement proche du salaire perdu (programme du Conseil National de la Résistance). Depuis, c’est contre l’avis de la CGT que le patronat est rentré dans la gestion de l’UNEDIC. Tous les 3 ans, c’est donc au patronat et aux syndicats qu’il revient de renégocier les règles d’indemnisation du chômage (pour l’ouverture des droits par exemple). 

 Malgré les multiples exonérations fiscales qu’ils reçoivent de l’État (225 milliards d’euro depuis 2012!) sans contre-partie en terme d’emploi, le MEDEF lutte toujours pour une indemnisation plus faible et des règles plus dures dans le but d’exclure des centaines de milliers de privés d’emploi de l’indemnisation.

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Il en a été de même cette année. « L’accord » finalement signé (par tous, sauf la CGT) aboutit à une « économie » de 900 millions d’euros pris sur le dos des chômeurs, principalement les plus précaires !

  • Sur le dos des chômeurs de plus de 50 ans dont la durée d’indemnisation passe de 36 mois actuellement à un système à plusieurs paliers qui fait reculer les droits  :  24 mois de 50 à 52 ans, 30 mois de 53 à 54 ans, et plus de 55 ans pour retrouver la durée actuelle de  36 mois.
  • Sur le dos des travailleurs précaires qui enchainent les contrats courts, mais sur 6 ou les 7 jours de la semaine. Désormais, leur indemnité ne sera calculée que sur 5 jours (les jours soit disant «ouvrés »), même s’ils en ont travaillé 6 ou 7 ! La durée d’indemnisation (en jours) restera la même, mais tout une partie de l’allocation journalière sera volée !

 Le patronat s’est refusé à toute sur-taxation des contrats de courte durée. Il a même obtenu la suppression de la faible sur-taxation prévue par la loi depuis 2013, ce qui fait qu’il paiera moins de cotisations en embauchant un CDD de 2 semaines plutôt qu’un CDD de 10 mois !

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Avec cette nouvelle convention, il nous faudra désormais 88 jours ou 610 H effectivement travaillés pour ouvrir des droits .

Face aux syndicats qui prétendent défendre les droits des travailleurs (CFTC, CFDT, FO, CGC) mais organisent avec les patrons la casse de nos droits, nous il faut relever la tête, rejoindre la lutte dans nos Comités CGT des privés d’emploi et précaires !

 Demain, Emmanuel Macron veut imposer par la force la suppression de l’UNEDIC, et de toute assurance chômage. C’est le grand rêve du patronat et de toute la bourgeoisie d’en finir avec la Sécu, avec notre système de protection sociale, financé par la solidarité de tous les travailleurs, pour le remplacer par des minimas sociaux pour tous, plus des assurances privées, uniquement pour ceux qui en auront les moyens !

 C’est non seulement la solidarité entre tous les travailleurs qui est visée, mais surtout cette part de notre salaire, indirecte cette fois, qui est socialisée, mise en commun, pour financer la Sécu, les allocations familiales, l’assurance chômage… tous ces risques auxquels nous confrontent le Capital, comme l’avait voulu la CGT et Ambroise Croizat à la Libération ! 

 Nous ne répondrons à cette attaque globale qu’en restant unis avec l’ensemble des travailleurs, et en reprenant dès la rentrée le chemin de la lutte pour défendre l’assurance chômage et toute la Protection sociale solidaire, pour le droit de chaque travailleur à une indemnisation à 80 % du SMIC CGT, dès lors qu’on lui impose une privation d’emploi !

 Nous le répéterons toujours, notre première revendication est l’emploi :

8 millions de chômeurs, 8 millions de victimes du profit capitaliste !

Lorsque les travailleurs ont été unis, solidaires dans la lutte, derrière le drapeau de la CGT, de grandes avancées ont été arrachées !

 

CONQUERIR UNE SECURITE SOCIALE UNIVERSELLE ET DEMOCRATIQUE !

Quand l’UNEDIC a été fondée en 1958, son but était d’assurer a tous les privés d’emploi un revenu de remplacement proche du salaire perdu . Le principe est au départ le même que celui de la Sécurité Sociale, celui de la solidarité entre les travailleurs. Une partie de tous les salaires (les cotisations sociales) est mutualisée pour remplir les caisses et subvenir aux besoins des travailleurs et de leur famille. Dit autrement, une partie des richesses produites par tous les salariés est mise en commun afin de parer aux imprévus comme par exemple les accidents et maladies professionnelles. La solidarité entre les bien portants et les malades, entre les actifs et les retraités, entre les travailleurs en emploi et au chômage est le cœur de notre modèle de protection sociale !

Les patrons n’en ont jamais voulu et ont toujours combattu notre modèle de protection sociale, le jugeant trop onéreux, archaïque. Pourtant, peut-on mettre un prix sur la bonne santé d’un individu ? Pour les patrons, la santé est une marchandise comme une autre mais pas pour nous ! La propagande patronale fait apparaître les cotisations sociales comme des « charges » qui gêneraient le développement économique (en fait leur profit) alors qu’il s’agit d’une autre forme de salaire – indirect – à partir des richesses crées par les travailleurs dans l’entreprise.

En nous divisant, ils ont organisé la casse de notre modèle de protection sociale. Nous le savons bien, les privés d’emploi sont assimilés à des feignants et des assistés par les médias et les politiciens alors que nous sommes avant tout des victimes du système capitaliste ! Combien d’entreprises licencient alors qu’elles enregistrent des profits gigantesques ? Le chômage et la destruction de nos acquis sociaux ne sont pas le fruit du hasard mais sont consciemment organisés par le patronat !

Nos revendications :

  • Une Sécurité Sociale qui recouvre l’ensemble des risques auxquels les patrons nous confrontent : maladie, chômage, précarité tant dans notre vie active qu’en tant que retraités, pour nous-mêmes et nos familles !
  • Un revenu de remplacement a 80% du SMIC pour les travailleurs privés d’emploi !

 Main dans la main avec les travailleurs et les retraités nous devons lutter pour cette sécurité sociale universelle et démocratique, c’est-à-dire sous contrôle des travailleurs !

Grâce à la convergence de tous les travailleurs nous imposerons au patronat un modèle de protection sociale qui renoue avec les valeurs du mouvement ouvrier : la solidarité !

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