Mayotte

La CGT apporte son soutien aux Mahoraises et aux Mahorais

mercredi 14 mars 2018

La situation à Mayotte est d’une gravité extrême et interpelle d’abord l’État français.

Mayotte est loin de bénéficier des mêmes droits que le reste du territoire, ravagée par la pauvreté et désertée par les services publics. Mayotte est de loin le département le plus pauvre et le plus inégalitaire de France avec 85% de la population qui vit sous le seuil de la pauvreté et un taux de chômage de 40%.
La départementalisation, pour se réaliser, implique une vraie solidarité nationale bien supérieure à ce qu’elle est aujourd’hui.

Les besoins criants en matière d’Éducation Nationale, de Santé, de salubrité et de sécurité publiques, de services publics en général, se conjuguant avec la vie chère et le phénomène migratoire, en font une véritable poudrière.

La problématique de l’immigration, à partir du respect de la liberté de circulation des hommes, doit prendre en compte notamment la cohésion sociale, le respect des droits de l’homme et des immigrés ainsi que le développement de tout l’archipel des Comores.

Le drame des milliers d’enfants abandonnés doit trouver des réponses qui convoquent la responsabilité de l’État.

Une politique de coopération avec les Comores pour le développement est indispensable et doit se faire en bonne intelligence.

À ce jour, les dernières assemblées générales ont décidé de maintenir les barrages ainsi que la grève, considérant que les engagements du gouvernement ne sont pas à la hauteur des enjeux.

La CGT réitère tout son soutien et sa solidarité aux travailleuses et travailleurs Mahorais, dans la juste lutte qu’ils mènent.

Grève des travailleurs sans-papiers franciliens

Force, courage et détermination !

lundi 5 mars 2018

Ce lundi commence la quatrième semaine de grève des travailleurs sans-papiers d’Ile-de-France dans 7 entreprises sur 5 départements. Leur mouvement ne faiblit pas, bien au contraire partis dans l’action à une centaine, ils sont aujourd’hui 160.index

Leur grève commence à payer. Avec la CGT à leur côté, ils ont pu porter assez rapidement auprès du ministère de l’intérieur l’exigence d’être régularisés dans un cadre commun à tous.

Après la dernière rencontre avec la Préfecture de police de Paris, chargée par le ministère de piloter l’opération de régularisation, des signes encourageants semblent aller dans le sens des revendications posées. Pour autant certains patrons bien décidés à aller jusqu’au bout de leur logique refusent de donner les documents nécessaires à la régularisation des grévistes et/ou entravent par tous moyens l’action en cours.

Ce sont des entreprises d’intérim comme Derichebourg qui menace de licenciement un travailleur gréviste délégué de son piquet de grève, ou encore Targett et Job Center, mais aussi des donneurs d’ordre ayant « pignon sur rue ». Comme Chronospost, filiale de la Poste ou de GLS entreprise de transport de colis pour qui, avoir des travailleurs sans droit, sous-payés et travaillant dans des conditions indignes est très utile pour alimenter les bénéfices des actionnaires.index1

Les directions locales cherchent par tous moyens à isoler ces travailleurs en lutte, en bloquant leurs allées et venues et en empêchant les contacts avec les autres militant.e.s CGT.

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Réforme de la SNCF

Le contre-projet de la CGT

vendredi 9 mars 2018

Alors que le rapport Spinetta annonce une cure de rigueur chez la SNCF, la CGT et les cheminots présentent un contre-projet dans son rapport « Ensemble pour le fer », qui prône a contrario une relance du ferroviaire, dont voici une synthèse.


Contre la doctrine libérale qui prône la rigueur pour la SNCF, la CGT défend un contre-projet alternatif dont voici une synthèse :

Seul un service public peut faire face aux problématiques environnementales, sociales, sociétales et économiques, car ce dernier est dicté par l’intérêt général.
Parce que se déplacer est une liberté fondamentale dont le droit au transport est un support essentiel, parce que 95 % des émissions à effet de serre dans le secteur des transports en 2017 est issu du mode routier, parce que le rail est un transport économique (la pollution de l’air et les accidents corporels issu du mode routier coutent bien plus à la société), parce que les TET (trains d’équilibre des territoires), les TER et le fret de proximité sont des facteurs de cohésion et de désenclavement territorial et parce que l’industrie ferroviaire est une filière stratégique qui génère un chiffre d’affaire de 4,2 milliards par an, seul l’intérêt général — auquel on ne peut opposer d’exigences de rentabilité financière — doit guider les choix d’organisation, d’investissements et de gestion des services publics.

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