Non à la répression des syndicalistes de la CGT : Tous ensemble avec Martin le 9 Octobre à 15h30 devant le palais de justice !

Tous ensemble avec Martin, militant cégétiste, le 9 Octobre à 15h30 devant le Palais de Justice (1 Rue du Palais de Justice, 69005 Lyon)

21617644_835743516597147_4375248019775435246_nRappel des faits :

Le 13 juillet 2016, Martin, 24 ans, Nina, 24 ans, Jules, 25 ans, et Yvan 29 ans, ont été convoqués devant le Tribunal de Saint-Étienne pour y être jugés. Ils sont accusés de dégradations, de rébellion et de violences sur policiers suite à la manifestation du 12 mai 2016 au cours de laquelle un millier de personnes est allé interpeller les deux députés de Saint-Étienne sur la loi travail et le 49-3.

Nina, Jules et Yvan ont été relaxés en première instance. J-L Gagnaire et le parquet ont fait appel de la décision. Pour ce qui concerne Martin, il a été condamné à 8 mois de prison avec sursis, 3850€ d’indemnités aux « victimes » et 5 ans d’inscription au casier judiciaire n°2 (soit 5 ans d’interdiction d’exercer dans la fonction publique).

Martin a décidé de faire appel afin de contester cette décision injuste qui repose que sur des faits et témoignages de la police et ses services médicaux ! Ce procès en réalité un procès politique !

Et le procès de Martin n’est pas un cas isolé : depuis l’instauration de l’État d’Urgence, ce sont plus de 2500 militants syndicaux qui ont été interpellés ou poursuivis en justice durant le mouvement contre la Loi Travail !

Soyons nombreux pour dire haut et fort : Nous ne laisserons pas imposer la régression sociale par la répression et l’autoritarisme !

Communiqué : Le 12 Septembre tous en grève pour le progrès social !

Dans son édition du Lundi 5 Juin, le Journal Du Dimanche dévoilait l’avant-projet de loi permettant au gouvernement de légiférer sa nouvelle Loi Travail par ordonnances. Au-delà du fondement anti-démocratique sur lequel repose cette manière de légiférer, nous souhaitons communiquer sur la vision politique qui structure ce projet. En effet, comme les rédacteurs le précisent l’avant-projet est un « exposé des motifs assez long, politique plus que technique »…  

La réalité sur laquelle est pensé cet avant-projet, que nous partageons, est le chômage de masse que connaît notre pays depuis plus de trente ans. Les rédacteurs n’émettent aucunes suggestions concernant les raisons du chômage de masse, nous y reviendrons. En revanche, tout de suite après, ils opposent les travailleurs entre ceux « qui bénéficient d’un contrat stable » et les autres « qui enchaînent les contrats courts et les périodes de chômage ». Cette manière de diviser en deux camps les travailleurs sans en préciser les proportions (85% des travailleurs sont en CDI) est une façon de nous imposer une vision de la société : celle où la stabilité dans le travail ne serait déjà plus la norme mais un privilège !

Par la suite, les rédacteurs n’ont pas assez de théories pour justifier la casse de notre droit à un emploi stable : numérisation de la société, besoin de fluidité dans le marché du travail, tout y passent ! En réalité, ce que Macron et son gouvernement veulent nous cacher c’est que le chômage et la précarité sont des choix consciemment pris dans l’intérêt du patronat et que le second n’est en aucune façon le remède du premier. L’argument de la fléxisécurité, on nous le ressort depuis plus de trente ans, depuis que le chômage de masse existe !

CGT Graphique

Des ordonnances anti-travailleurs !

Pour nous imposer une nouvelle cure d’austérité, Macron veut casser tous les espaces possibles de lutte collective. Pour justifier, notre isolement dans la lutte macron utilise, une fois encore, une rhétorique vieille comme le monde : celle de la lourdeur du code du travail et des normes collectives :

« La loi, si pointilleuse et si tatillonne soit-elle, ne permet pas de régler correctement l’infinie variété des difficultés qui se présentent dans la vie quotidienne des entreprise […] La loi doit fixer les règles minimales pour tous ». 

Nous tenons à rappeler aux rédacteurs ce texte que le code du travail est déjà défini comme étant la loi qui définit « les règles minimales pour tous ». Pourquoi alors cette première partie de citation ? Le réel objectif de ces ordonnances est affiché quelques lignes après et l’argument de la lourdeur de la loi, entendre protections minimales communes aux salariés, sert à briser toutes les normes collectives qui régissent nos contrats de travail :

« La loi définira les principes incontournables qui continuera de s’imposer aux entreprises. Au-delà la primauté sera donnée aux accords d’entreprise »

Le réel objectif de Macron et son gouvernement est d’isoler tous les travailleurs dans leur entreprise en inversant la hiérarchie des normes. Les salaires, la classification, le temps de travail… tout sera renvoyé à la négociation par accord d’entreprise, là où le rapport de force est le plus avantageux au patronat.  Et grâce aux référendums d’entreprises, dont les modalités d’initiatives patronales seront étendues par ce projet, le patron peut initier un référendum sans l’accord du syndicat majoritaire et en faisant pression aux travailleurs par le chantage à l’emploi !

Un avant-projet uniquement rédigé pour accroître l’exploitation des travailleurs, augmenter les profits du patronat !

Et le gouvernement ne compte pas s’arrêter là puisque sous prétexte de « donner de la lisibilité et de la fluidité aux acteurs », il veut instaurer un plafond et un plancher pour les indemnités prud’homales. Favoriser les recours aux licenciements voilà ce que les rédacteurs entendent par donner plus de lisibilité et de fluidité aux patrons pour qu’ils embauchent ! Cela revient à dépénaliser les homicides pour faire baisser le nombre de meurtres : c’est de l’hypocrisie, un mensonge qui nous pousse à accepter la loi du patron sur nos vies pour pouvoir travailler !

Des ordonnances anti-syndicats !

C’est le second point du projet macron. En effet, il veut retirer les syndicats de la gestion paritaire de l’assurance chômage en la finançant par la CSG. Là encore, rien de nouveau ! C’est déjà le cas pour l’assurance maladie et on a vu le résultat ! Depuis l’instauration de la CSG en 1983 par Michel Rocard, déjà un homme présenté comme étant de gauche, l’assurance maladie a subi plusieurs attaques des gouvernements de droit comme de gauche. En 1983 avec la mise en place du forfait hospitalier et la fin du droit à la gratuité de l’hospitalisation, en 2008 avec la mise en place d’une franchise médicale de 50 centimes par médicaments achetés, le déremboursement massif des médicaments et actes médicaux qui font que les assurances privées se font du profit sur notre santé !

Retirer les syndicats de la gestion des assurances collectives (maladie, retraite, chômage), c’est permettre à l’Etat de livrer les droits des travailleurs au privé pour en faire des profits !

Sur l’ensemble de ces points, la CGT a déjà pris ses responsabilités en appelant à une date de mobilisation de tous les travailleurs le 12 Septembre prochain. Si Macron a choisi le camp du patronat, il n’emportera pas avec lui la CGT.

Face à cette attaque tant sur nos droits actuels que sur le futur vers lequel le MEDEF et le gouvernement veulent nous conduire, la CGT et tous ses syndicats doivent s’unir et entrer dans la lutte.

C’est pourquoi notre Union Locale organisera un atelier décryptage des ordonnances le Mercredi 6 Septembre pour construire un cahier revendicatif commun à tous les syndicats des 7ème et 8ème arrondissements de Lyon.

Tous ensembles dans la lutte pour un syndicalisme de conquête et de progrès social !