Adresse à la population-Alerte : EHPAD (Maisons de retraite) état d’urgence.

Manifestation à l’appel de l’intersyndicale CGT FO SUD CFDT: 10h30 devant ARS (241 rue Garibaldi 69003)

Depuis de nombreuses années les personnels des EHPAD tirent la sonnette d’alarme.

La réalité de nombreux EHPAD ne doit pas être masquée :

–          Par exemple en moins de 15 minutes il faut lever un résident, lui faire une toilette sommaire, l’habiller, lui faire prendre son petit déjeuner et ses médicaments, refaire le lit et ensuite passer à un autre résident… cela veut dire qu’il n’y a pas de temps pour parler avec le résident, le rassurer… Souvent on ne leur brosse même pas les dents

C’est bien une maltraitance institutionnelle et organisée qui s’installe dans les EHPAD publics comme privés et qui coûte des milliers d’euros aux résidents et à leurs familles.

Oui, on est loin de la bientraitance et de la bienveillance

Un turn-over insupportable se met en place dans les EHPAD, le personnel ne peut pas être bien traitant en étant lui-même maltraité par les tutelles de santé.

Les personnels des EHPAD ne sont pas en situation de faire un travail correct et dans le respect de la personne humaine, ils en souffrent énormément et ne veulent plus se taire… ensemble, résidents, familles, personnels refusons le mépris des pouvoirs publics.

Tous ensemble revendiquons :

1)      Le respect de la prise en charge des personnes âgées

2)      Des recrutements en urgence de personnels qualifiés aides-soignants, infirmiers, ASH…Le ratio personnel résident est actuellement de 0,5 à 0,6 alors qu’il est de 1,2 en Allemagne : cherchez l’ erreur

Il faut donner aux établissements les moyens de fonctionner pour permettre aux personnes âgées de vivre et de vieillir dans la décence et aux personnels de travailler dans la dignité.

Cela doit être une priorité nationale et le reste à charge pour les résidents doit être pris par la sécurité sociale, quel que soit le revenu de la personne âgée… cela aussi doit faire partie d’un grand débat national ; la CGT a des propositions.

Notre combat pour la dignité doit être collectif.

Familles, résidents, personnels, nous devons avoir le même objectif !

Non à l’indifférence !!

A l’occasion de la grande Journée Nationale d’action des EHPAD pour faire changer les choses

Rejoignez-nous le 30 janvier 2018 
Manifestation à l’appel de l’intersyndicale CGT FO SUD CFDT: 10h30 devant ARS (241 rue Garibaldi  69003) 
En direction de la Préfecture du Rhône (Rue Dunoir) – 12h
A 17h devant la Sous-préfecture de Villefranche s/Saône

Société d’études : ALTRAN condamné en appel…

Société d’études

Grâce à la CGT, Altran devra verser 10 millions d’euros à 300 salariés !

mercredi 24 janvier 2018

La CGT Altran a enfin reçu le verdict du résultat de l’audience de la Cour d’appel de Toulouse, pour 300 salariés de Altran sud-ouest qu’elle défendait. Dans un communiqué, elle indique qu’elle « peut largement crier victoire ». Pour rappel, la CGT Altran avait réussi à faire condamner Altran Sud-Ouest :
-  pour rappels d’heures supplémentaires, de congés payés, de prime de vacances ;
-  pour clause de loyauté requalifiée en clause de non concurrence illégale ;
-  pour travail dissimulé ;
-  pour démissions motivées requalifiées en licenciement abusif ;
-  pour exécution fautive du contrat de travail ;
-  à rectifier tous les bulletins de paye ;
-  à verser des dommages et intérêts à la CGT qui soutenait les dossiers ;
-  à payer les frais de procédure ;
-  pour harcèlement et pour licenciement nul dans au moins un des dossiers…

La chambre sociale de la cour d’appel de Toulouse a donc validé la quasi-totalité des demandes de la CGT. L’entreprise devra donc débourser près de 10 millions d’euros pour 300 salariés. « Cela pourrait amener Altran à se pourvoir en cassation pour des raisons purement dilatoires », avertit cependant la CGT Altran. Et d’ajouter que cette victoire ne concerne que les 300 premiers dossiers : la totalité des dossiers de la CGT Altran excède le millier… Cependant, quand bien même Altran Sud-Ouest esterait en Cour de cassation, un premier jugement devant cette même Cour avait été rendu le 4 novembre 2015, qui donnait raison aux salariés, sur le seul litige des heures supplémentaires.


Le juge a estimé que « l’employeur ne justifie pas du temps de travail effectivement réalisé compte tenu du système défectueux de suivi du temps de travail ».

La CGT Altran averti aussi qu’elle envisage de nouvelles actions pour contraindre la SA Altran technologies à payer toutes les heures supplémentaires effectuées par ses ingénieurs.